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Les 24 heures du Mans

vendredi 6 juillet 2012, par Olivier BONNET

3 adhérents du drac-2s aux 24heures : Francis RICHARD, Sylvain PARRIAUX et Camille PONGEON

Les 3 coureurs étaient dans des équipes différentes, voici le vécu de Francis :

Les 24 heures du Mans Rollers se sont bien déroulés le weekend dernier puisque nous partîmes à dix et revînmes le même nombre : quatre parisiennes, trois parisiens et nous trois grenoblois .
Il y avait 640 équipes environ pour quelques uns en solo, en duo, en trio, à cinq, le très gros de la troupe était en équipe de 10.
Je suis parti avec ma vieille 306 diesel avec deux personnes du Conseil général très sympa, Michel Laurent quinqua et Yvan Martinodla bonne trentaine et avons récupéré près de Lyon Lucie 21 ans, bénévole de l’assoc Gossip skate . Nous sommes arrivés à 11 heures après 7 heures de route et avons été très bien accueillis par cette assoc qui assurait toute la logistique .

J’ai envie de parler directement de ce qui m’a le plus marqué ! Je peux dire que la descente du Dunlop ( jusque là, je n’avais entendu parler que de la montée du même nom) mais la descente c’est un truc de fous, les débutants s’y pêtent la figure , les dégrossis dont je suis y flippent et freinent ou essaient de freiner en vain : ce premier virage est terrible, les pros hommes y passent à plus de 60 km/h, les femmes à 55 et moi ? trop vite et trop dangereux avec des chaussures basses et mal serrées .

Les 8 boucles effectuées le samedi ont été marquées par la trouille d’y laisser un os surtout les deux premiers effectués sous la pluie. Autrement le dimanche les 8 autres tours ont été effectués en appliquant la technique récoltée ça et là, charger l’avant des patins, serrer les lacets, rouler sur les cars externes ( conseils de Sylvain P), prendre large attaquer par l’extérieur ...

Mais après le reste du circuit, mes amis c’est de la balle comme disent les jeunes ! Faux plat descendant même en envoyant à fond on maîtrise et c’est super grisant et on a envie que ça ne finisse pas. A 30 , 35 km/h tu peux te permettre de plaisanter quand tu dépasses un gars en plein virage à la descente "tu mets quoi comme huile dans tes roulements ?? " Du hast keine Ahnung.?" zut il est allemand il n’a pas dû bien comprendre et ne s’est pas marré !
Et tu te retrouves en queue de train et puis quelqu’un te pousse , pétard ça avance sec puis se sont les deux derniers virages, la ligne droite d’arrivée le tout en faux plat montant, tu t’appliques pour gagner quelques secondes et surtout montrer à ton équipier que tu t’es donné et que c’est sur cette base qu’il doit patiner, tu transmets le témoin à l’américaine. 10min 10 pour les 4,2 km ( les pros tournent en 6min et des brouettes).

Le manque de sommeil est aussi à prendre en compte. Vendredi soir mes deux collègues également avons dormi 4 heures car le rdv était à 3 heures du matin rue Ampère. Samedi nous nous sommes relayés tous les trois de 20 h à 23 heures et avons dormi 4 heures et demie. Le dimanche toujours à trois, nous avons roulé de 5 heures du matin à 8 heures et dormi 3 heures puis la même compo avons roulé de midi à 13 h15 (sieste de 2 heures) pour reprendre la route à 18 heures et être rentrés à la maison à 3h30 après pluie et brouillard.

Durant le weekend j’ai rencontré Camille et l’ai vu passé à fond une autre fois. J’ai rencontré également Sylvain Parriaux qui était tombé deux fois mais sans trop de bobos, en tout cas rien de grave.

Notre équipe finit à 10 comme dit précédemment et nous nous classons 233ème sur 625 au scratch . En résumé bon 24 heures,super ambiance, à refaire mais avec une meilleure maîtrise pour la descente.